“Ce n’est que le début”
S’il y a une écurie qui est sous le feu des projecteurs ce week-end à Budapest, c’est bien Aston Martin qui étrennait une version B de sa monoplace avec pas moins de 16 nouvelles pièces allant du museau à l’aileron arrière. Un upgrade majeur qui doit marquer le début d’une marche en avant pour l’écurie de Silverstone comme l’explique Adrian Newey dans le paddock du Grand Prix de Hongrie.

Aston Martin débute (enfin) sa saison 2026…
Après les premiers essais libres, Newey a tenu à tempérer les attentes : « Ce n’est qu’une partie du package », explique l’homme fort du team de Lawrence Stroll.
Lors de la traditionnelle conférence de presse FIA du vendredi, Newey a rappelé que l’évolution aérodynamique amenée par Aston Martin en Hongrie n’est qu’une première étape. D’autres nouveautés suivront à Zandvoort, Monza et Bakou, après la pause estivale.
« Les résultats provisoires sont prometteurs. Ce n’est qu’une partie du package, nous aurons donc d’autres étapes. Il s’agit de la première partie d’un processus planifiée. »
Retrouver de la crédibilité
Conséquente sur le papier, cette étape reste une évolution plutôt qu’une révolution : châssis, disposition et suspension avant restent identiques à la voiture pilotée par Alonso et Stroll depuis dix week-ends. « C’est donc avant tout une évolution aérodynamique », précise Newey.
Sans fixer d’objectif chiffré — quand Mike Krack parlait de « recommencer à faire la course » —, l’ingénieur reste prudent : « Nous sommes clairement engagés dans un grand rattrapage. Est-ce que cela va faire de nous la voiture la plus rapide ? Malheureusement non. Mais est-ce que cela représente un bon pas en avant ? Oui, je le pense. »
Un retard qu’il attribue à sa date d’arrivée tardive chez Aston Martin et à l’accès tardif à une soufflerie 2026 : « Nous avons pris la décision de retarder cela de deux semaines environ jusqu’à ce que notre propre soufflerie soit mise en service, plutôt que de commencer à Brackley pour une très courte période. »
L’objectif reste avant tout symbolique : « Nous manquions cruellement de temps de recherche avant le lancement à Barcelone. Les premières courses ont été un véritable cauchemar. Espérons que nous pourrons au moins retrouver un semblant de crédibilité maintenant. »

Séance de vernissage pour Fernando Alonso.
La casse de suspension de Stroll en Hongrie
Autre chantier prioritaire : la fiabilité, mise à mal dès les EL1 hongrois par une défaillance de la suspension arrière gauche de Stroll. « Tout le monde cherche activement à comprendre ce qui s’est passé. Nous devons avoir une position claire assez rapidement », explique Newey, qui écarte tout lien avec le nouveau package : « La zone concernée n’a pas été modifiée. C’est très inattendu. »
Autre point relevé : la consigne radio demandant à Alonso d’éviter les vibreurs, sans rapport avec la suspension selon Newey — « purement parce que nous recueillons des données aérodynamiques » — et les vibrations qui semblent avoir refait surface, un sujet qu’il renvoie à Honda qui apportera un nouveau bloc moteur à Zandvoort : « Ils peuvent le voir sur les données et ils travaillent sur une solution. »
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