“Une F1 avec un moteur de F3 !”

Les pilotes tirent la sonnette d’alarme à Spa-Francorchamps face au manque de puissance de la nouvelle réglementation 2026. De Max Verstappen, qui compare sa monoplace à une F3, à Lando Norris et Oscar Piastri, la grille réclame unanimement des changements majeurs pour redonner du piment au pilotage.

Max Verstappen critique encore les F1 2026 à Spa les comparant à des F3, mais n'est pas le seul

Les pilotes agacés par les F1 2026 à Spa-Francorchamps.

Max Verstappen s’est à nouveau montré très critique envers les F1 2026 ce week-end à Spa-Francorchamps. Le quadruple champion du monde comparant sa RB22 à une Formule 1 avec un moteur de F3 !

Dans la majorité du deuxième secteur vous roulez uniquement avec le moteur (thermique) ce qui représente environ 450 ?, 500 chevaux ? J’imagine que c’est plus ou moins la puissance d’une Formule 3 mais avec l’appui d’une F1. Vous vous imaginez bien que ce n’est vraiment excitant à piloter.

Mais franchement je ne veux pas encore me plaindre parce que quelqu’un risque de m’abattre à la sortie. Mais comme je l’ai déjà dit j’essaye de m’adapter, d’en extraire le maximum.

Mais évidemment ce n’est pas ce que j’aime en Formule 1. Mais je pourrais aussi être à la maison et ne rien conduire du tout. Donc je fais juste de mon mieux.

Champion du monde en titre, Lando Norris ne montre pas beaucoup plus d’enthousiasme, bien au contraire estimant “Ne même pas conduire une F2 mais plutôt une Formule 4” en évoquant la transition entre le mode ligne droite et les virages.

Une différence qui rend le comportement des monoplaces et le passage dans certains virages particulièrement délicat pour les pilotes. Interrogé à ce sujet, Oscar Piastri à particulièrement pointé l’enchainement de Pouhon comme étant “particulièrement méchant, enfin il est plus approprié de l’appeler le ‘pli dans la ligne droite’ parce que ce n’est même plus vraiment un virage désormais.

C’est vraiment dommage parce que ça a toujours été un super virage,” ajoute le pilote McLaren. “Dans beaucoup de virages nous n’avons que le moteur thermique donc nous sortons avec environ 550 chevaux de certaines courbes et dans d’autres nous avons 1000 chevaux. C’est compliqué de s’adapter.

Pour Carlos Sainz, directeur du GPDA (l’association des pilotes de F1), “Personne n’aime faire un tour qualif ici comparé à l’an dernier.

Nous savons tous que ce n’est pas suffisamment bon. Il faut des changements et ça va changer, évoluer. Espérons que l’année prochaine ce sera mieux et l’année suivante aussi.

Mais l’Espagnol se demande comment la F1 a pu en arriver là.

Qui a pu voir les simulations en 2022, 2023 et ne pas se dire ‘Comment peut-on accepter ça ?’ Il faut analyser ça pour que ça ne se reproduise plus jamais. Mais aujourd’hui voilà où nous en sommes, nous avons de belles courses et le sport continue de grandir…

Les dernières actus F1 :