Top/Flop :
Grand Prix de Hongrie 2026

Retour sur le Grand Prix de Hongrie 2026 avec le meilleur, le pire et le meilleur du pire
de ce onzième rendez-vous de la saison 2026 de Formule 1.

Top : Aston Martin

Attendue de longue date, l’Aston Martin AMR26B était au centre de l’attention dès jeudi dans le paddock de l’Hungaroring. 

Avec pas moins de 16 nouvelles pièces répertoriées, le week-end hongrois ressemblait d’entrée comme un test grandeur nature pour l’écurie de Silverstone qui allait avoir de nombreuses données à analyser au soir des essais libres du vendredi. Données réduites par la casse de suspension subie par Lance Stroll en EL1 qui empêchera le Canadien de prendre part à la seconde séance du vendredi…faute de pièces de rechange. 

Mais si l’on excepte ce contre-temps, les hommes d’Adrian Newey peuvent partir en vacances le cœur léger. Le gain attendu par cette nouvelle monoplace a bien été au rendez-vous et Fernando Alonso est parvenu à se hisser en Q2 pour la toute première fois de la saison. Un Fernando Alonso qui avait retrouvé le sourire au moment de répondre aux questions des journalistes. 

Alors il est vrai que gagner 2 secondes au tour quand on en rendait 6 au poleman lors du Grand Prix précédent, est sans doute la tâche la plus simple du processus d’Aston Martin pour revenir se battre dans le peloton mais toujours est-il qu’au soir du Hungaroring sa place de lanterne rouge du plateau n’est plus aussi évidente qu’il y a une semaine. Retrouver de la respectabilité était l’objectif de Newey et sur ce point on peut dire pari gagné.

Prochaine pièce du puzzle, le nouveau bloc Honda qui sera introduit à Zandvoort après un premier roulage ce mercredi en Hongrie lors d’une journée promotionnelle.

Flop : Williams

La catastrophe industrielle de l’Aston Martin AMR26 avait pour avantage de cacher ou en tout cas détourner l’attention sur les échecs d’autres écuries. 

Si on peut faire preuve d’indulgence envers Cadillac qui découvre la discipline en partant de zéro…c’est plus difficile pour Williams. L’écurie dirigée par James Vowles qui misait énormément sur la nouvelle règlementation pour réduire l’écart sur l’avant de la grille se retrouve à jouer les dernières positions. 9ème du championnat avec 11 petits points seulement la FW48 est toujours largement en surpoids et les améliorations apportées depuis Melbourne ne semblent améliorer la situation. 

L’émotion d’Alex Albon, presque au bord des larmes, samedi faisait de la peine à entendre.

Doublé par son équipier Piastri au départ, Lando Norris débutait son Grand Prix en respectant une vieille tradition (sic) mais le champion du monde n’a jamais douté de sa capacité à remporter le Grand Prix. Même si son insistance à répéter qu’il était plus rapide que son équipier à la radio pouvait laisser penser le contraire. Il faut dire qu’à matériel et stratégie égale, pas simple de prendre le meilleur sur un tracé ou dépasser reste un sacré challenge, même avec les règles 2026.

Repoussant un peu sa stratégie, Norris reprendra l’avantage en profitant de l’overcut pour ne plus lâcher les commandes de la course. L’abandon de Piastri suite à son incident avec Carlos Sainz lui aura sans doute enlevé un peu de pression pour remporter sa première victoire en tant que porteur du numéro 1.

Ferrari avait tout pour gagner en Hongrie...

Flop : Ferrari

Est-ce que la Scuderia Ferrari ne devrait pas aborder chaque week-end en pensant n’avoir aucune chance ? 

Alors que le cheval cabré s’attendait à souffrir à Silverstone et Spa, Leclerc et Hamilton sont reparti avec de bons résultats. En Hongrie à l’inverse on attendait la SF-26 aux avant-postes. Au soir de la première journée d’essais libres, le paddock faisait de Ferrari la grande favorite de ce onzième Grand Prix de la saison. D’autant que Mercedes semblait en retrait. 

Après avoir manqué la pole samedi et la pénalité reçue par Hamilton, Leclerc manquait son départ depuis la deuxième place pour se retrouver 5ème et voyant déjà l’avantage de sa stratégie pneumatique s’envoler. Pas beaucoup mieux pour Hamilton, quatrième et incapable de prendre le meilleur sur la Red Bull de Max Verstappen

Sous le drapeau à damier pas de monoplace rouge sur le podium alors que la Hongrie devait être une opportunité de faire le plein de point et réduire l’écart sur Mercedes. Au contraire Antonelli creuse encore, un tout petit peu, l’écart en tête du championnat. 

Top : Max Verstappen/Isack Hadjar

Petit tir groupé pour ce dernier Top du jour avec la deuxième place surprise de Max Verstappen qui encore une fois parvient à tirer le meilleur de son matériel, malgré de nouvelles complaintes, et des opportunités qui se présentent à lui. 

De l’autre côté du garage, Isack Hadjar n’est pas en reste avec un constance remarquable : sept entrée dans le top 6 consécutives ! Le jeune pilote français semble avoir vaincu le signe indien qui entourait la deuxième Red Bull depuis de nombreuses saisons.

Décidément quand ça ne veut pas ça ne veut pas pour George Russell. 

A l’arrêt en fin de qualifications, le Britannique se voit contraint de changer de moteur pour la course. Si ce nouveau bloc n’est pas synonyme de pénalité dans l’immédiat, cela aura sans doute des conséquences plus tard dans la saison. Puis au départ le système anti-calage s’active et voilà Russell 19ème. Et comme si ça ne suffisait pas son premier passage par les stands et beaucoup plus lent que celui de son rival pour le titre. 

S’il espérait partir en vacance l’esprit plus léger, Russell va avoir au contraire, plus de questions à ruminer. La reprise sera importante pour lui s’il veut rebondir au championnat. L’exemple de son compatriote, Lando Norris, en 2025 pourrait lui apporter un peu de confiance pour venir à bout de son équipier. Mais le temps presse !

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